L’art,
médiateur de l’expression
Créé
en 1980, suite au mouvement de l’antipsychiatrie, le
Code, centre psycho-thérapeutique de jour, associé à
l’asbl l’Equipe, propose un concept original qui utilise
l’art comme médiateur de l’expression. L’activité
artistique et créative, culturelle et sportive, qu’elle
soit individuelle ou collective, permet d’aborder la
souffrance humaine et offre une voie d’accès à la
société, constituant une alternative à la vie
professionnelle.
Le Code invite
médecins, grand public, patients à son exposition de
peinture, collage et sculpture
du 20 mars au 29 mai à Bruxelles (Ixelles)
Infos, lieu et
permanences :
www.equipe.be
– 02/523 49 97
Histoire de (la) dépression
– Michel Dierick, psychiatre
- Gent
Le concept de
'dépression' comme on le connaît maintenant est un
concept beaucoup plus récent et moderne et est surtout
né au début du 19ème siècle avec Kraepelin qui séparait
dans les troubles psychiatriques les états (maniaco)-dépressifs
des états psychotiques (dementia praecox).
Le mot 'mélancholie'
(actuellement lié à une certaine forme de dépression)
est au contraire beaucoup plus ancien et date; il se
retrouve déjà dans des textes avant Jésus-Christ (entre
autres dans la Bible référant à Job, au roi David, etc
...)
Hippocrate l'employait
aussi référant à un état où on avait trop de bile noire
(du grec : melan cholei). Le mot Mélancolie dans ces
périodes était un tout autre état psychiatrique qui
n'avait rien à voir avec un état dépressif
ou mélancolique dans le sens actuel du terme, mais
s’adressait à un état psychotique grave (plutôt un état
délirant...).
La dépression touche tout
le monde ; même les «grands de ce monde » y ont été
confrontés : des peintres tels que Paul Gauguin, Vincent
van Gogh, des poètes tels que Lord Byron, Victor Hugo,
des écrivains tels que Honore de Balzac, Ernest
Hemingway, Leo Tolstoy, Charles Dickens, Virginia Woolf,
William Styron, des compositeurs tels que George
Frédéric Handel, Gustav Mahler, Sergey Rachmaninoff,
Robert Schumann, Peter Tchaikovsky. Et plus récemment,
des noms connus comme Philippe Labro, Marc Moulin,
Muriel Robin, …
Congrès
« Réhabilitation psychosociale, ouvrons les frontières »,
les 18, 19, 20 juin 2008 en Région Liégeoise.
En tant que
personne souffrant d’un handicap psychique, en tant que proche ou comme
professionnel, nous sommes tous confrontés à des frontières pour ‘reprendre le
pouvoir sur la vie’
Après la
phase de traitement visant à soulager la détresse émotionnelle et les symptômes
de l’handicap, suit celle de la réadaptation, visant à diminuer les limitations
fonctionnelles causées par la maladie. Vient ensuite la réhabilitation, phase
combien « audacieuse » pour retrouver des rôles sociaux valorisants la personne
et ses atouts, dans des environnements adaptés.
Ce Congrès aura pour but de redéfinir d'une part le concept global de la
réhabilitation psychosociale et d'autre part, d’aborder la thématique «santé
mentale et travail ».
Info :
www.rehabpsy.be
Les
réseaux de santé mentale à Bruxelles : une
culture en pleine extension
L’aggravation de la précarité , le droit des patients à être considérés comme
des interlocuteurs pro-actifs, l’individualisme contemporain, la méconnaissance
des offres de services et d’aides mises en place, le manque de standardisation
ou de mise en commun des pratiques professionnelles sont autant de facteurs à
l’origine de la création de ces réseaux de santé, à l’initiative de la
Commission communautaire française (Cocof).
A ce
jour, quatorze réseaux de santé sont reconnus à Bruxelles dont certains
concernent plus particulièrement la santé mentale et la souffrance psychique :
Réseau Bruxelles-Est (Le WOPS asbl) – Réseau santé mentale communautaire Berchem
(Maison médicale Kattebroek) – Réseau santé mentale Marolles (SSM-ULB asbl.
Centre de Guidance) – Réseau soins de santé primaires- santé mentale (Maison
médicale du Nord asbl) – Réseau santé mentale et exclusion sociale (SMES-B) –
Réseau Eole-Liens (aide et intensification des collaborations avec les
intervenants de première ligne, médecins généralistes, assistants sociaux,
centres PMS, infirmiers,…)
Un numéro spécial de Bruxelles Santé reprenant les actes
du colloque du 20.03.07 est disponible sur le site
www.questionsante.org
Une carte routière pour les
personnes dépressives

Il n'est pas facile pour une
personne dépressive de trouver des
repères dans cet état "second et
décalé" qui lui colle à la peau
depuis qu'elle vit cette situation
de la dépression. La courbe de la
dépression permettra, à l'image
d'une carte routière, de se situer,
et donc d'estimer le chemin
parcouru mais aussi les distances à
parcourir encore. Du difficile au
positif en quelque sorte.
Docteur Etienne Payen, auteur du
livre "La dépression positive" -
2007 Ed.De Boeck
Les Associations
de patients ont la parole.
Elles formulent des pistes de
réflexion pour un meilleur accès à
l’innovation et une gestion plus
concertée, moins ‘économique’ des
soins de santé.
www.pharma.be/publications/Factua
Newsletter n°140
Dépression et attaques cardiaques
Une étude parue dans le JACC montre
que les patients dépressifs admis
aux urgences pour un accident
cardiaque ont plus de risque de
développer un nouvel accident
cardiaque dans les semaines qui
suivent. Cette étude, DepreMI, a
été conduite chez nos voisins
hollandais. La dépression serait
dès lors un facteur pronostique
défavorable. En effet, les
dépressifs reviennent après
traitement du premier épisode pour
des pathologies plus graves que les
patients non dépressifs. Ceci
plaide selon les chercheurs pour
une meilleure recherche du syndrome
dépressif chez les patients
cardiaques.
La Lettre du Médecin n°427/ 29.11 -
site MediPlanet
Equilibre
Equilibre
est le nom d'un nouveau
magazine, entièrement dédié à la
santé, au bien-être, au mieux
vivre. La rédaction de ce nouveau
mensuel, dont le premier numéro
est sorti fin septembre 2006 est
assurée par Karin Rondia. Médecin
et journaliste indépendante, elle a
notamment animé l'émission santé de
la RTBF, "Pulsations". Equilibre a
aussi un pendant néerlandophone
qui, lui, a été baptisé Body Talk.
Les
représentations de la maladie et la
qualité de relation soignants-soignés
En décembre dernier, la
Ligue participait au colloque Bruxelles Santé sur le
thème des représentations de la santé et de la maladie,
au cœur de la relation soignants-soignés.
« Ne plus se
reconnaître » ou « ne plus être reconnu(e), « ne plus
s’appartenir », «ne plus être le même», sont des mots
souvent utilisés par les personnes malades et qui
révèlent combien il est difficile pour celles-ci de
devoir devenir «autrement le même» et d’intégrer la
maladie comme faisant partie de leur vie mais sans se
confondre avec elle.
Aider la personne à
trouver ses ressources en elle et autour d’elle
permettra d’éviter le risque d’immobilisme, de
résignation et de dépression.
Le rapport complet de
cette journée d’échanges est à présent disponible.
Infos :
http://www.questionsante.org/03publications/charger/bxlsante2006.pdf
Soigner sa dépression
a un coût ;
mieux
vaut s'informer...
Le
dernier bilan de santé des belges réalisé en 2004 révèle
le chiffre inquiétant de 24% de Belges affirmant être en
mal-être psychologique (pour 8%, de troubles
dépressifs).
Le médecin généraliste est le référent
prioritaire pour 79% de la population qui déclare l’avoir consulté pour un
problème de santé, au minimum une fois au cours des 12 derniers mois précédant
l’enquête.
Les
dépenses en matière de soins de santé représentent
environ 6% dans le budget global du ménage belge
(jusqu’à 13% lorsque la personne de référence a 75 ans
ou plus), soit environ 115 € par mois.
La
prise en charge de la dépression appelant à recourir à
plusieurs intervenants (médicaments, médecins,
psychothérapies, hospitalisation, …), son coût devient
très, voir trop onéreux pour certains.
Dernièrement, une dame nous appelait pour nous signaler
qu’elle avait été hospitalisée durant 3 semaines pour
dépression et qu’elle avait été surprise par sa «facture
finale », bien qu’ayant souscrit
via sa Mutuelle, à une
assurance complémentaire privée. Elle avait, par après,
constaté que la maladie dépressive n’était pas couverte
par son contrat. Toutefois, en discutant avec sa
Mutuelle, celle-ci a fini par lui rembourser 2 semaines
sur les 3.
Si vous êtes amenés
à être hospitalisé, voici quelques conseils
L’INAMI attribue à chaque hôpital des tarifs précis,
qu’ils soient généraux, universitaires ou
psychiatriques. Il est donc important de s’informer
correctement :
---à
avant toute hospitalisation, appelez l’hôpital
recommandé par votre médecin et renseignez-vous sur les
prix des chambres, de même que sur les honoraires des
praticiens
---à
Si vous êtes amené en urgence, faites vous accompagner
ou veillez à envoyer le plus rapidement possible, une
personne de votre entourage au bureau d’admission afin
de se renseigner.
Si
votre médecin a recommandé une chambre particulière et
que vous ne le souhaitez pas, faites le savoir le plus
vite possible au bureau d’admission afin de ne pas avoir
à supporter les suppléments financiers souvent
importants.
---à