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Source : PsycArt

 

Ligue Belge de la Dépression asbl

Enquêtes

 

 

Le stress des travailleurs à l’origine de sautes d’humeur, de colère, de dépression…

Plus de 40% des travailleurs belges sont fréquemment à très fréquemment victimes de stress au travail. Les facteurs qui provoquent le plus souvent le stress sont le rythme et la pression de travail, la charge de travail émotionnelle, un équilibre vie privée-professionnelle insuffisant et trop peu de soutien lors de changements. Il est nécessaire que le supérieur hiérarchique apporte beaucoup de soutien et communique efficacement avec ses subordonnées afin de réduire le stress au maximum. Les conséquences liées au stress sont de différentes natures: un plus grand risque de dépression, de moins bonnes prestations au travail et une plus grande intention de changer d’employeur.

Voilà les résultats qui ressortent de l’enquête la plus récente de ZebraZone (Securex Research Center) réalisée sur base d’un échantillon représentatif de 1500 salariés belges.


"Etude pilote concernant l'enregistrement de nouveaux cas de dépression réalisée auprès des médecins vigies en 2007" - mars 2008

Une étude pilote a été menée par l’Institut Scientifique de Santé Publique, en collaboration avec la Communauté française et la SSMG (N.Boffin, T.Declercq, V.Van Casteren). L’objet de l’étude était de savoir dans quelle mesure une maladie comme la dépression peut être enregistrée par des médecins-vigies, un enregistrement à plus large échelle permettant de connaître : -le nombre de nouveaux cas dans les pratiques des médecins généralistes -les symptômes les plus importants, les facteurs de risque et autres caractéristiques des patients dépressifs (y compris l'utilisation des soins de santé et l'incapacité de travail) -la prise en charge par les généralistes et les facteurs associés  En conclusion, les auteurs estiment que la dépression peut parfaitement entrer dans le cadre de nouveaux enregistrements, le défi étant de développer un outil simple sur un problème pour lequel un consensus sur la prise en charge par le médecin de famille manque. Le rapport est accessible in extenso sur http://www.iph.fgov.be/epidemio


La prescription d’antidépresseurs en Belgique

Une des missions du Comité d'évaluation des pratiques médicales en matière de médicaments est d'organiser périodiquement et au moins deux fois par an, des réunions de con­sen­sus destinées à évaluer la pratique médicale en matière de médicaments dans un secteur déterminé et à formuler des recommandations à l'usage de tous les médecins prescripteurs.

* NOUVEAU : Rapport du jury de la réunion de consensus du 31.05.07 sur l’usage efficient des antidépresseurs dans le traitement d’indications autres que les troubles dépressifs.

   http://www.inami.fgov.be/drug/fr/statistics-scientific-information/consensus/index.htm.

* Rapports du jury de la réunion de consensus du 11.05.06 sur l’usage efficient des antidépresseurs dans le traitement de la dépression

   http://www.inami.fgov.be/drug/fr/statistics-scientific-information/consensus/index.htm.

Les Mutualités Socialistes, elles aussi, ont réalisé une étude longitudinale auprès de près de 130.000 affiliés ; entre 11,5 et 14,5% se sont vus prescrire un antidépresseur au moins en 2004. Cependant, 60% ont arrêté leur traitement avant 3 mois et près d’un sur deux se sont vus prescrire une seule boîte ! Les spécialistes s’accordent pour parler d’un dysfonctionnement de la prescription plus que de surconsommation : la prescription est souvent trop rapide en 1ère ligne par manque d’infos sur les ressources thérapeutiques existantes comme sur les services d’appui multidisciplinaire

Extrait d’un article paru dans la Revue « Education Santé » - février 2007


 Zoom sur la dépression dans le Hainaut

La dépression occupe la 9ème place sur les 12 affections chroniques les plus fréquemment déclarées chez les femmes dans le Hainaut : une femme sur 11 (contre 1 sur 15 pour la Belgique en général) et un homme sur 20. C’est la migraine qui occupe la première place (une femme sur 5).

Les taux de suicide (les hommes et personnes âgées), comme des tentatives de suicide (les femmes et les plus de 55 ans), sont nettement supérieurs dans le Hainaut par rapport à la moyenne belge mais équivalents pour la moyenne de la région wallonne.

En 2004, l’Enquête Nationale de Santé révélait que la consommation d’antidépresseurs parmi la population hainuyère dans les quinze derniers jours, était 40% supérieure à la moyenne belge (8,6% contre 6,1) ; presque une femme sur 5 entre 45 et 64 ans en consomme.

Source : Tableau de bord de la santé 2006 – Observatoire de la Santé du Hainaut – www.hainaut.be


Le suicide chez les jeunes anglais et gallois : une évolution à la baisse

Selon l'Office des Statistiques Nationales (London) et le Département de Médecine Sociale de l'Université de Bristol, le nombre de suicides chez les 15-34 ans connaît son plus grand recul depuis les pics constatés en 1990 (pour les 15-24 ans) et 1998 (pour les 25-34 ans). Ce constat vaut en outre pour toutes les méthodes de suicide utilisées. Ce serait la réduction de certains facteurs de risque, comme le taux de chômage et les divorces/séparations qui expliqueraient en partie cette situation dont on ne peut que se réjouir, même si beaucoup de chemin reste à faire.


 Etat des lieux sur la prévention du suicide en Communauté française de Belgique

- Le modèle du "processus suicidaire" est celui d'un cheminement de la « crise psychique » (traduite par des idées suicidaires) à l’intention (exprimée souvent par des comportements suicidaires indirects) pour terminer par la tentative et le suicide « abouti ». Ce modèle élaborée par Christelle Senterre, chercheur au CERESP a le mérite d’améliorer l’organisation de la prévention et des interventions possibles, surtout dans la phase dite de tentative, où le taux de récidive atteint 80% après la troisième

- Des facteurs de protection, des actions de prévention.

  Ce sont surtout les facteurs de protection auxquels il faut s’intéresser, note Axel Geeraerts, Directeur du Centre de Prévention du Suicide. Les liens familiaux, sociaux, éducatifs, les relations conjugales stables, la maîtrise et l’estime de soi, …

  Outre le Centre de Prévention du Suicide, on notera le rôle d’acteurs tels que les centres de santé mentale, les centres de planning familial, les équipes PSE, les centres PMS, Télé-Accueil, les associations du Réseau d’accompagnement du deuil après suicide et d’autres services provinciaux

  Références : Ethica Clinica n°45, 2007 – www.ulb.ac.be/esp/epitraumac


Ecouter les aidants proches en Communauté française, ces "acteurs de l'ombre", pour mieux les soutenir. Aperçus quantitatif et qualitatif de la question (une enquête de l'Université de Liège - nov.2007).

www.kbs-frb.be/publication


Ecouter et parler de psychiatrie

Le constat de manque d’information sur les offres de services/de traitement, le manque de continuité dans le suivi des patients, le manque d’échanges entre les prestataires de soins est bel et bien toujours présent.

L’enquête sur ‘Les troubles psychiques en Belgique’ réalisée par Test-Achats dévoile le manque de vision globale de la politique de santé mentale comme du citoyen.

Les résultats de cette étude sont disponibles sur www.test-achat.be/Test Santé et via le magazine Test Santé 82 déc.2007-janv.2008 


Dépression et santé.

Que l’état dépressif influence la santé, et donc cet état de bien-être défini par l’OMS, ne fait pas de doute, mais peut-on le mesurer ? Cet organisme a pour cela mis en œuvre une étude concernant les plus de 18 ans sur la prévalence de la dépression et des affections chroniques dans 60 pays. L’étude a réuni 245.404 sujets. Les détails de l’étude se retrouvent dans la revue médicale Lancet. Il est intéressant de noter toutefois que 9 à 23% des personnes présentant une maladie chronique souffrent également de dépression ce qui est significativement plus que pour les personnes ne présentant pas de troubles chroniques. Les autorités sanitaires mondiales recommandent donc de prendre en considération de manière urgente ce problème de santé publique.

Extrait de E-news Mediplanet n°529 - 10.09.07


Stress, burn out, dépression…le parcours d’un combattant

Selon une enquête réalisée par la société Stepstone, un employé européen sur cinq est physiquement et psychiquement épuisé par son travail et certains se déclarent proches de l’épuisement professionnel, appelé « burn out ».

Les Belges sont parmi les plus stressés en Europe ; certaines personnes ne parviennent pas à résister ou à gérer la pression au travail. C’est le vide émotionnel et physique qui s’empare d’eux, la rupture ou burn out qui peuvent déboucher sur la dépression


Une étude sur le bien-être des enfants

Cette étude publiée par l’Unicef, a été réalisée dans 21 pays « riches », dont la Belgique.

Pour calculer le bien-être subjectif, le centre de recherche Innocenti de l’Unicef s’est basé sur 6 grands critères dont la perception subjective de son propre bien-être par l’enfant :

  • le bien-être matériel
  • la santé et la sécurité
  • le bien-être éducationnel
  • les relations avec la famille et les pairs
  • les comportements et risques
  • le bien-être subjectif

Côté résultats, pointons que le petit belge, quand on l’interroge sur la perception de son propre bien-être, se situe en 16ème position sur les 21 pays interrogés ; 17% seulement de nos adolescents déclarent aimer l’école ; 15 % d’entre eux, c’est-à-dire 5 % de plus que dans les autres pays, se disent mal à l’aise, pas à leur place et un pourcentage non négligeable de ceux-ci se sentent exclus, seuls. Côté « comportements et risques », le petit belge affiche aussi de mauvais résultats…

Jean-Marie Gauthier, chargé de cours à l’ULg en psychologie de l’enfant commente cette étude en soulignant l’incertitude de l’emploi dans notre pays ainsi que la dévalorisation des liens sociaux et familiaux


Sommes-nous heureux ? Comment apprendre à l’être ou encore plus ?

Une enquête réalisée fin 2006 par la Loterie Nationale révélait que la moitié des 18/34 ans se considère très heureux, mettant en évidence une bonne relation de couple, des contacts sociaux et l’absence de gros soucis, alors que seul un tiers l’est au-delà de 45 ans. A partir de 35 ans, la santé prend la première place ; à 55 ans, c’est le tour des enfants et petits-enfants.

Les deux tiers des personnes interrogées estiment qu’il faut forger son propre bonheur, son art de vivre, saisir les opportunités qui se présentent afin d’équilibrer les expériences positives et moins positives, posséder une capacité d’auto-décision, avoir un bon sens des réalités, savoir se remettre en question, consacrer du temps aux loisirs et aux copains.


Répertoire de quelques études nationales et européennes

DEPRES (Depression Patient Research in European Society) – 1995-2000
78.463 adultes interrogés  – Une évaluation de l’impact des symptômes dépressifs sur l’individu en terme de santé publique ; la nécessité d’encourager les sujets déprimés à consulter et de fournir une aide aux professionnels de la santé pour une meilleure prise en charge de la dépression.

 

ESEMeD (European Study of Epidemiology of Mental Disorders) – 1999-2002
22.000 personnes interrogées dans 6 pays européens – 2419 en Belgique.
Une étude mettant en évidence le manque ou le recours tardif aux prestataires de soins, pour des raisons de problèmes émotionnels ou de santé mentale.

 

OREON ( Objective : REmission in DepressiON) - 2004
Une étude belge menée sur 1397 patients dépressifs, en collaboration avec 360 médecins.
Sept patients dépressifs sur 10 en traitement depuis 3 mois à 1 an n’atteignent pas la rémission et signalent qu’ils souffrent toujours de symptômes résiduels (anxiété, problèmes physiques, perte de productivité), lesquels occasionnent une gêne fonctionnelle.
C’est de la sévérité initiale de la dépression, du nombre d’épisodes dépressifs, du moment de la prise en charge que dépendront les chances de rémission ou les risques de rechute.